Aucun protocole ne convient à tous les usages. Le choix arbitre entre portée, débit, consommation et coût, quatre paramètres qu'on ne peut pas optimiser simultanément.
LoRaWAN et Sigfox couvrent plusieurs kilomètres pour une consommation permettant plusieurs années sur pile, au prix d'un débit très faible et de messages courts et peu fréquents. Ils conviennent au relevé de compteurs, aux capteurs agricoles et au suivi de bacs. Les réseaux cellulaires dédiés aux objets, dans leurs variantes basse consommation, occupent le même terrain avec la couverture des opérateurs mobiles.
Le wifi offre du débit mais consomme trop pour un capteur sur pile. Bluetooth à basse énergie convient aux objets proches et intermittents. Zigbee et Z-Wave construisent des réseaux maillés où chaque appareil alimenté relaie les autres, ce qui étend la portée dans un logement. Le standard Matter, plus récent, vise l'interopérabilité entre écosystèmes concurrents, longtemps le principal frein de la domotique.
Au-dessus du transport, MQTT s'est imposé pour la remontée de données : un modèle de publication et d'abonnement, très léger, adapté aux réseaux instables. CoAP joue un rôle comparable sur les objets les plus contraints.